"ALGERIE, ENTRE RÊVE ET CAUCHEMAR"

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Sabine

Un livre intitulé "Algérie, entre rêve et cauchemar" est
paru dans l'édition allemande ECON Taschenbuch Verlag, Dûsseldorf. L'ouvrage est écrit par Sabine Kébir, née en 1949 à Leipzeig, enseignante en sciences politique. Depuis qu'elle s'est mariée avec un algérien, elle l'a suivi dans son pays l'Algérie où elle prend un poste d'assistante à l'Institut de sciences politiques et journalistiques d'Alger jusqu'en 1989, date de son retour en Allemagne où elle s'installe définitivement à Francfort.

 

Dans son œuvre on remarque tout de suite qu'elle connait parfaitement le pays de son époux mieux que n'importe quel "expert en crises". Comme témoin du temps passé, elle a vécu en direct l'évolution de l'islamisme politique. Elle a du se rendre compte que le Djihad, guerre sainte des desperados égarés idéologiquement face à la modernisation de la société algérienne, a débuté depuis longtemps. Les premières victimes de ce nazisme version islamiste ne sont pas les principaux ennemis de toujours, l'occident et le sionisme, mais la gente féminine par excellence. Ainsi, l'islamisme lutte surtout contre l'émancipation des femmes qui est prise comme une négation de l'islam fondamental. Le voile ou le hidjab seul habit qui la protège des agressions dans les régions où la pression exercée sur elles est forte.

 

Dans ses récits et analyses, Sabine Kébir brosse un tableau à multiples facettes de la société algérienne. Avec beaucoup de chaleur et façon très colorée, elle raconte le difficile et dur quotidien des femmes et hommes du Maghreb où s'entrelacent toutes les contradictions du monde arabo-musulman.

 

Dans un chapitre entaché de nostalgie, Sabine Kébir nous livre ses impressions profondes sur le pays qui la nourrit spirituellement: "Chaque fois, que l'avion descendait vers les côtes algériennes je me sentis envahie par une incroyable tendresse: c'était le pays où je j'aimais absolument vivre. Mais chaque fois aussi j''aimais repartir de l'Algérie, surtout en été quand il faisait chaud et quand, parfois, pendant des jours le robinet d'eau ne versait pas une goutte d'eau. La vie y fut difficile. I1 n'y avait rien de ce qu'une femme normalement souhaite. J'ai pourtant cela onze années pendant lesquelles j'y vivais, parce que j'avais fait le vœu de quelque chose d'exceptionnel. Je voulais donner plus que de recevoir."

 

Nacer BOUDJOU

Archives 1997

 

Publié dans Littérature

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