La cité des conducteurs de chars, bâtisseurs dans le Fezzan antique et peintres dans le Hoggar ...*

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Qui étaient les Garamantes ? Etaient-ils des descendants des populations Numides, Gétules, Imouchakhs... ? Ou bien étaient-ils les successeurs de ce que les Egyptiens appelaient "les peuples de la mer’’, qui vinrent de Crète et sans doute de beaucoup plus loin pour attaquer l’Egypte et qui se mêlèrent ensuite aux Libyens ? Les nombreuses gravures représentant des chars peints ou gravés, démontrent que les populations cavalières issues des "peuples de la mer" avaient atteint le Niger, 1000 ans avant notre ère.

 

Les Garamantes, ce sont des berbères libyens habitant le Fezzan en Tripolitaine, le Tassili N’Ajjer et l’Air, depuis le troisième millénium '’âge d’or’’ avant notre ère. Ils ont établi leur capitale à Garama (Djerma moderne), Tagharma ou Tighramt ( ville fortifiée, citadelle) en Tamazight. Cette capitale se trouve au sud de Sabratha et de Magna de Pepcis. Le nom des Garamantes (Idjarmanyan ou Ath Tgharma) signifierait « les gens de la cité ». Les nombreuses ruines, des tombes et constructions diverses qui occupent l’oued El-Agial, témoignent en faveur de cette hypothèse.

 

Garama en ruines

Le nom de Djerma désigne aussi une race de cheval de sang provenu des races de Bavure (cheval léger d’équitation d’Afrique nordique). Lire l’article sur les Chevaux Barbes On le trouve aussi au Niger moyen, en Afrique Occidentale. Il est connu en outre, sous le nom de Dongola, Dongalawi, Dongolas, Dongolaw, cheval de sang trouvé au Soudan nordique et l’Erythrée occidentale.

Les berbères de Garama sont connus des historiens et voyageurs de l’antiquité pour être de puissants bâtisseurs et artistes-peintres à leurs heures. Ils maîtrisent le cheval et le char avant l’introduction du dromadaire en Afrique. Leurs descendants occupent aujourd’hui diverses régions des états modernes de la Libye, du Tchad, du Niger et de l’Algérie. Ils ont développé le commerce dans les régions centrales du grand désert en organisant des caravanes. Ils sont connus aussi pour avoir conduit des incursions sur les Carthaginois et les Romains installés dans les villes des rivages de la Méditerranée.

Les Garamantes ont été introduits dans la sphère romaine quand Lucius Cornelius Balbus, Proconsul de l’Afrique a envahi le Fezzan et occupé militairement leurs oasis. Plus tard, au sixième siècle, alors qu’ils sont christianisés, les armées de l’empire de Byzance les ont mis sous leur tutelle. En plus, ils ont érigé des fortifications pour contrôler Zuila (Zuela moderne), d’autres oasis et les routes sahariennes.

 

Garama antique


« dix jours de voyage d’Augila, il y a également une colline de sel et une source, les palmiers y poussent abondamment comme ils le font près des autres collines de sel. Cette région est habitée par un peuple appelé Garamantes, un peuple très puissant, qui recouvre le sel avec de la boue pour y semer ensuite ses cultures. C’est de là que la route est la plus courte vers le pays des Lotophages, un voyage de trente jours. Dans le pays des Garamantes, on trouve des taureaux qui, lorsqu’ils paissent, marchent à reculons. Ils agissent ainsi parce que leurs cornes s’avancent tant vers l’avant de leur tête que, s’ils avançaient en paissant, leurs cornes se planteraient dans le sol. Ce n’est qu’en cela qu’ils diffèrent des autres taureaux, ainsi que par l’épaisseur et la dureté de leur cuir. Les Garamantes ont des chariots attelés à quatre chevaux, sur lesquels ils pourchassent les Éthiopiens Troglodytes qui, de tous les peuples dont l’écho ait pu parvenir à vos oreilles, est celui dont les pieds sont, de loin, les plus rapides. Les Troglodytes se nourrissent de serpents, de lézards et d’autres reptiles du même genre. Leur langage, contrairement à celui des autres peuples, ressemble à des couinements de chauve souris... »
Ce chapitre d’Hérodote (IV.183) est la seule mention qu’il fit du peuple des Garamantes. Quelques exemples de gravures rupestres dans le Tassili n’Ajjer, dans le massif du Hoggar et plus au sud dans l’Addrar des Ifoghas les représentent dans leurs courses et dans leurs activités. Cet historien grec cite les Garamantes parmi les peuples habitant l’intérieur de la Libye, en situant leur pays à trente jours de la Méditerranée. Or, fait remarquable, ce fut là exactement le temps que, sous le règne de Domitien, le Romain Septimius Flaccus mit pour atteindre Garama à partir de Leptis Magna. Tite-Live et Strabon placent vaguement les Garamantes à proximité des Emporia de la Petite Syrte. Ils les situent entre les Gétules au Nord et les Éthiopiens au sud.



Les Garamantes parcouraient le Tassili et toutes les contrées des Imouchaghs. Il serait même probable qu’ils auraient poussé encore plus au Sud, jusqu’au fleuve Niger et la région de Gao. Quant au peuple troglodyte cité par Hérodote, il est installé dans le massif du Tibesti au Nord du Tchad, et forma l’ethnie des Toubous.









Un peuple et une civilisation du désert

Des différents peuples du Sahara antique, celui des Garamantes fut certainement le plus important, le plus industrieux et aussi le plus évolué. Le cœur de cette civilisation se trouvait dans le sud de l’actuelle Libye, en bordure du massif du Fezzan. Il n’est pas exagéré de dire qu’il exista une culture garamantique nourrie d’un commerce transsaharien qui assurait les relations entre les pays du Nord, imprégnés des civilisations méditerranéennes et ceux du sud où la savane abrite les cultures africaines.


Vestiges d’une ville fortifiée


Les Garamantes faisaient partie de cet ensemble de populations à peau sombre qui se distinguent des négroïdes soudanais et des blancs méditerranéens. Au cours de l’histoire, ce type de population de cultivateurs sédentaires fut connu sous des noms divers ; le plus répandu est celui de "Harasse", mais, au Maroc et dans le Sahara occidental, ils sont appelés "Ahanant" et au Fezzan, "Chouchan". On a cru longtemps que les "Haratin" étaient les descendants des esclaves soudanais traînés à travers le désert pour atteindre l’Afrique du Nord, mais ces mélanodermes se disent "Izaggaghen", c’est-à-dire les Rouges, en Tamachakht. La population du Sahara à la fin du Néolithique présentait les mêmes variétés que l’actuelle. L’étude des peintures et gravures semble également confirmer ce point de vue.


Les Garamantes aidèrent Takfarinas en guerre contre Rome














Les Garamantes aidèrent Takfarinas en guerre contre Rome Au début de notre ère, l’Empire romain était en pleine expansion et les riches colonies d’Afrique du Nord, devaient être pacifiées et protégées. En 20 avant notre ère, le proconsul d’Afrique Lucius Cornelius Balbus partit à la conquête du pays des Garamantes et s’empara de sa capitale. Quelques années plus tard, le peuple de Garama aida ouvertement Tacfarinas qui menait un grand mouvement d’insurrection contre Rome.

La paix s’instaura pour quelques décennies, mais à la mort de l’empereur Vespasien, en 70 de notre ère, les Garamantes s’immiscèrent dans la vie politique de l’empire en répondant à l’appel des habitants d’Oea, l’actuelle Tripoli, qu’ils aidèrent à assiéger et piller l’opulente Leptis Magna. Il fallut attendre l’avènement de Septime Sévère (193-211), une dynastie berbère pour que la Pax romana s’étende sur la région. Les routes, devenues plus sûres, permirent un nouveau développement du commerce et le pays des Garamantes connut alors son apogée.

Dans l’Antiquité tardive, le souvenir des Garamantes s’estompe quelque peu. Les témoignages sur cette nation que Tacite disait indomptée redeviennent vagues et entachés par le mythe. Paul Orose, prêtre d’origine espagnole qui rédigea en 416 de notre ère, à la demande de saint Augustin, une Histoire contre les païens, les situe sur les bords de l’océan Méridional qui est une création littéraire. En 569, le chroniqueur Jean de Biclar annonce la conversion des Garamantes au christianisme. Une étude récente de René Rebuffat trouve une curieuse mention du roi des Garamantes dans le Don Quichotte de Cervantès (I,18) : Pentapolin, tel est le nom que Cervantès donna à ce géant issu de l’imagination de l’ingénieux Hidalgo, et que l’on rapprochera de la Pentapole de Cyrénaïque : manifestement, le Pirée sera encore souvent pris pour un homme.


Villes et nécropoles


Djerma, reconnue depuis longtemps comme occupant le site de l’antique Garama, capitale des Garamantes, avait été mentionnée par Pline l’Ancien à propos de l’expédition de Cornelius Balbus en 20 avant notre ère. Ptolémée la qualifiait de « métropolis ». Les fouilles effectuées à Djerma même et dans les sites voisins de Zinchecra et Saniat Gebril ont révélé le rôle de commandement qu’exerça Garama depuis les temps pré-romains jusqu’à la conquête arabo-musulmane en 642 de notre ère.


Le mausolée romain de Djerma


Le célèbre mausolée de Djerma date de l’époque flavienne et plus particulièrement du règne de Domitien. La présence de vases en terre marqués d’un sceau issus de l’officine de Rasinius Pisanus, qui fut très active sous Domitien, confirme ces données. C’est encore du Ier siècle de notre ère que datent les tombes à incinération de rite romain jouxtant le mausolée et contenant des amphores importées de type grec portant pour la plupart, des inscriptions en caractères libyques (Tifinagh). De nombreux ossements de boeufs et de moutons, en grande partie brûlés, attestent l’existence d’un culte funéraire et la pratique de l’incubation qu’Hérodote signalait déjà chez les Nasamons (les peuples adorant le Dieu Amon).

 

 La nécropole de l’oued El-Agial

La vallée de l’oued El-Agial est d’une extraordinaire richesse en sépultures de types divers. Les types de tombe les plus fréquents sont : l’adebni, sorte de tumulus de pierre surbaissé prolongé ici par deux traînées de pierres ou antennes, le chouchet, monument de forme cylindrique ; la bazina, construction dont le mur extérieur, généralement vertical ou avec un léger fruit, est fait d’un empilement régulier de pierres, sur plusieurs assises circulaires à gradins ; la pyramide en argile crue ou revêtue de pierres.


Zinchecra


D’autres fouilles récentes ont porté sur Djerma mais ce n’est pas là que se trouve le site d’habitat le plus ancien. Celui-ci est à Zinchecra, éperon qui domine la vallée de l’oued El-Agial. Ce relief fut le siège d’une longue occupation : trois cents habitations au moins furent repérées, accrochées aux versants abrupts. Ces maisons avaient une couverture en palmes aussi bien que les enclos pour le bétail. La dernière période qui va jusqu’à la fin du Ier siècle de notre ère possède des constructions plus élaborées disposant de cloisons en briques crues. Une enceinte sommaire limitait la ville en contrebas de l’agglomération.

Le site de Ganiat Gebril a révélé une abondante céramique du Ier au IIIe siècle. Ce village semble avoir eu une certaine vocation industrielle, de nombre ateliers de forgerons, de vanniers et de tisserands se mêlent aux habitations de plan sommaire.

Tessakarot, peut être une course de chars. Des traces d’un deuxième char se trouvent légèrement devant le premier. On remarque par ailleurs les roues à double cercle, peut être la représentation d’une garniture métallique.


C’est des Lybiens, que les Grecs ont appris à atteler à quatre chevaux. (Hérodote - histoires IV - Vè siècle avant JC )


Le nom de Libye provient d’une tribu, les Lebous, qui vivait en Afrique du Nord. Le terme est repris par les Grecs pour désigner toutes les populations de l’Afrique du Nord. La Libye désigna alors toute l’Afrique. Les Libyens orientaux entrent dans le cours de l’histoire lors des bataillent qui les opposent à l’Egypte. Les Libyens sahariens ne sont eux connus que par des sources archéologiques. Comme pour les Proto berbères Bovidiens, l’art rupestre paléo berbère demeure la source la plus importante pour les débuts de l’histoire au Sahara. Cet art possède une unité culturelle et dont les mots clés sont : le cheval et le char, l’écriture et le métal. On peut, selon Malika Hachid, distinguer dans cette période deux séquences. La première est celle des '’Libyens sahariens’’. La seconde est la plus longue et se poursuit dans la période cameline que l’on peut désigner sous le terme générique de '’Garamantes’’, le peuple paléo berbère le plus connu de l’antiquité.

Takedoumatine, char monté par deux hommes, le deuxième est arc bouté sur le timon. En dessous un mouflon de la période "têtes rondes".


L’hypothèse la plus logique est de considérer que le cheval appartient au monde eurasiatique et ne pénètre en Afrique qu’après avoir été domestiqué vers 1500 avant notre ère. Les témoignages de l’existence du char et cheval dans les armées du pharaon sont multiples. De là, l’animal a pu se répandre chez les Libyens orientaux puis sahariens. L’introduction du char à partir de l’Egypte est la plus plausible. Les Libyens ont pu aussi emprunter des éléments de technologie et réaliser un engin approprié à leurs besoins. Le char était un instrument de prestige des élites. Il servait aussi à la chasse. Les Garamantes ont su mettre en place une structure politique élaborée en organisant une puissante confédération avec un véritable roi à sa tête. Une nature guerrière associée au sens de l’administration leur a permis de contrôler les pistes caravanières. Ce royaume qui s’est plusieurs fois confronté à Rome avant de faire alliance a duré plus de 1000 ans jusqu’à la conquête arabo-musulmane au VI siècle. Ces Garamantes sont facilement identifiables aux images rupestres dont le contexte socioculturel présente de nombreuses similitudes avec les Touaregs.


Les Garamantes artistes-peintres


Le dernier inventaire des gravures de chars en 1982, dénombre 631 exemplaires répartis dans le massif du Tassili n’Ajjer, le Hoggar (Algérie), l’Aïr ou Azbine (Niger)

La représentation typique des chars dans les peintures cabalines du Tassili est celle dite des '’chars au galop volant’’, tirés par des chevaux. On observe généralement deux chevaux, quelques fois trois ou quatre, attelés à un ou deux timons. La plate forme se situe en avant de l’essieu. Sur la plate forme se tient le conducteur, le plus souvent seul. C’est toujours un personnage avec une tête en forme de bâtonnet. Quelques peintures montrent cependant plusieurs passagers, comme cette peinture de Tin Aboteka où le conducteur est accompagné d’une femme et évoquent alors des scènes de chasse ou de prestige.

Les Garamantes, berbères à la fois occupant le sud libyen, le désert du Tassili et du Hoggar ont beaucoup apporté à la civilisation africaine, méditerranéenne et universelle. Ils ont dressé leurs chevaux (une race qui leur est propre) à la course des chars. Qui ces engins de locomotions légers sont supposés être inventés par eux. Ils ont érigé des cités fortifiées en s’adaptant au climat et en développant une agriculture florissante. Ces berbères du désert pratiquaient des transactions commerciales entre les Africains des pays du Sahel et les populations du Nord. Ils sont aussi des grands artistes en réalisant des fresques sur des parois rocheuses. Leurs qualités guerrières ne sont pas des moindres, ils ont repoussé leurs ennemis et ont signé des alliances avec des chefs berbères pour en finir avec diverses occupations.


Nacer Boudjou

Commentaires

Azul,

Merci pour cet excellent article. Je suis allée en Lybie cet hiver et me suis rendue a Garama ainsi qu’au Fezzan et dans L’Akakus. Ce fut une grande civilisation que celle des Garamantes. J'ai pu admirer des peintures et gravures rupestres du Messak Settafet vieilles de 10 000 ans .................. ou moins. J'ai pu y voir des tombes encore intactes .La Lybie recèle des trésors...... On dit que les Touaregs sont les descendants de cette civilisation .

Pour répondre au monsieur plus haut, inutile de préciser que ce sont des Berbères eux aussi , il n’y a pas que les kabyles dans cette grande famille. Le désert ,en particulier le Sahara est une splendeur aux paysages changeants qui va de l'erg aux monolithes de grès du Tadrart Akakus en passant par un autre désert de pierres noires aride et exténuant. J’ai eu la chance d’y rencontrer l'archéologue le Quellec qui y tournait un reportage dont la théorie s'oppose à celle du professeur Mori qui prétend que cette civilisation de chasseurs a 10 000 ans alors que le Quellec pense, lui qu’elle date de l’Humide Néolitique:4500 ans avant J.C et serait une civilisation de pasteurs.

Ces gravures et peintures sont d’une beauté incroyable . Certaines peintures sont d’une finesse et d’une délicatesse insoupçonnée, je pense notamment aux pasteurs de l’abri Uan Mil qui portaient une mèche de cheveux en avant de la tête. Et que dire des gravures rupestres de Ti-n Lalan de El Awrer ou des êtres mythiques à tête féline ressemblant étonnamment au dieu égyptien Bès, alors que d’ autres sont de terribles lycanthropes, avec un corps humain et une tête de lycaon, ainsi se résume l’école du Messak.Un inoubliable voyage parmi le monde des hommes de la Préhistoire.

HENNIA

Le problème de la datation du néolithique saharien repose essentiellement sur des a priori. L’école française a toujours eu tendance à rajeunir cette période en Afrique du Nord qui, autrement, changeraient leur constructions erronées datées de l’époque de "nos ancêtres les gaulois". Sinon, comment peuvent-ils être aussi catégoriques sachant que les datations sont faites sur la base de stratigraphie et de Carbon 14, indisponibles l’un et l’autre dans les latitudes sahariennes. Les affirmations de l’école italienne sont beaucoup plus proches de la réalité ne serait-ce que parce que elles s’alignent plus au moins sur les données issues des autres parties du monde.

Amastane

Cher Amastane, vous critiquez les gens en les accusant d’être catégoriques, alors que vous-mêmes l’êtes encore plus ! Je regrette d’avoir à dire que toutes vos affirmations sont fausses. Non seulement la datation du Néolithique saharien ne repose pas sur des aprioris, mais il n’est pas possible de parler d’une "école française", car chez les chercheurs français (ou francophones) de très grandes divergences de vues se constatent à ce propos. Il n’y a certainement pas unanimité, et il est absolument impossible de les regrouper tous au sein d’une même "école". De plus, certains membres éminents de ce que vous considérez comme cette "école" sont justement ceux qui donnent les propositions d’âge les plus anciennes pour l’art rupestre saharien, allant jusqu’à le placer en plein Pléistocène (comme le font Ginette Aumassip et Michel Tauveron).

Par ailleurs, affirmer que les datations au carbone 14 seraient indisponibles sous les latitudes sahariennes, c’est simplement montrer que vous ne connaissez strictement rien au sujet que vous prétendez régler : sachez au moins que dès 1989, Robert Vernet avait déjà publié un inventaire des datations du Sahara qui comprenait 3000 dates radiocarbone (oui, trois mille !) et que depuis, de nombreuses autres sont venues s’ajouter à elles. Alors de grâce, avant de lancer sur l’internet des messages aussi catégoriques et erronés que les vôtres, prenez au moins la peine de vous renseigner ! Amicalement cependant, car tout le monde peut se tromper.

Par Nacer Boudjou


Voir en ligne : http://jean-loic.lequellec.club.fr

 

Publié dans Histoire

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al amine ndoye 29/03/2012 23:49

il est mentionné que le mot Lybie vient d'une tribu dénommée "les Lébous". Khadaffi a revendiqué son appartenance aux Lébous de la région du Cap Vert (Dakar) au Sénégal. c'est le groupe qui a
occupé en premier Dakar capitale du sénégal. certains généalogistes revendiquent un passage des Lébous en Lybie avant de passer par la mauritanie et d'atterir dans la région de dakar vers le 14 ème
siècle. il s'agit en particulier des gens de soumbedioune (tribut des waneres,khonkha bopp et diassiraatos).Avez vous des infos sur la question?

Danièle Chauvin 13/07/2011 12:03


Bonjour, je suis néophyte, mais Ô combien passionnée par ce que je viens de lire. J'habite la Tunisie, et espère un jour trouver l'occasion d'aller voir et vérifier vos écrits
merci mille fois


fettous atmane 25/02/2011 14:53


mes salutatione monsieur nacer c'est toute un plaisir de lire vos articles qui; a chaque fois j'apprend un peu plus davantage en plus un grand monsieur de mon village que le village el kalaa a
enfantè je vs encourage a aller de plus en plus ds vos recherche et de ns eclairer de notre chere histoire que la plupart ne caunnaissent pas on est fiere de toi . tala el kalaa t'attend pour boire
de son eau. merci