Amar Briki, une manière de peindre...

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Parler de l’art avec Amar Briki, peintre algérien relève d’une polémique. Il n’est jamais d’accord avec ce qu’il avance.  Aussitôt dit aussitôt retiré. Toutes ses idées sont recyclables, avec son jugement très rapide. Il remet en cause tout ce qu’il fait au moment même. Pour lui l’art est un savoir faire, maîtrise des techniques et sens de l’observation.

 

Son passé, son enfance l’ont déjà déterminé à poursuivre un itinéraire ancré dans les recherches plastiques. Il a vu le jour le 16 juin 1963, à Dellys, une ville côtière de la Kabylie. Il vit et grandit à la Vigie (Pointe Pescade) sur le littoral à Alger. Durant toute son enfance et adolescence, il n’a point cessé de se poser des questions d’ordre métaphysique, telle  « Nous travaillerons pour les autres jusqu’à notre vieillesse et quand notre heure viendra, nous mourrons sans murmure,  et nous dirons dans l’autre monde que nous avons souffert, que nous avons pleuré, que nous avons vécu de longues années d’amertume et Dieu aura pitié de nous ».  de A. Tchekhov.

 

Après le lycée, Amar étudia à l’Ecole Nationale des Beaux-arts d’Alger de 1982 à 1986, il obtient le Diplôme National, option communication visuelle et à la même année il s’inscrit à l’Ecole Supérieure des Beaux-arts, dans l’atelier de Denis Martinez. Quelques années plus tard il abandonne ses études pour subvenir à ses besoins personnels.

Il est constamment à la recherche d’une nouvelle vision picturale. Il dit « Quelle que soit la nature de l’objet ou de la forme représentée, la valeur de l’artiste dépend de la manière de faire ». Il tient à dédier son exposition au grand poète d’expression Berbère SI Mohand ou Mhand.

Nacer Boudjou

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