Aokas et ses temples bouddhistes

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A 21 kilomètres de Bgayet sur la route de Jijel et de Sétif, sur la nationale 9 longeant en corniche le flanc marin se trouve Aokas, avec sa grotte féérique. L’éperon du Cap Aokas est percé d’un tunnel de 90 mètres de long depuis 1962. A l’intérieur de celui-ci sur la droite, c’est l’entrée de la grotte féerique d’Aokas. En 1982, elle a été aménagée et ouverte aux visiteurs: élargissement du couloir principal qui fait office d’entrée, des escaliers de l’ouverture pour accéder à différents niveaux, des plates-formes en guise d’observatoires, des passages sur des ruisseaux intérieurs de la grotte, installation de l’éclairage. Quatre guides font visiter les lieux à un public fort nombreux. La grotte connaît une forte animation. Le site est apprécié des touristes et des vacanciers.


Un couloir naturel, d’une longueur d’environ 60 mètres, permet l’accès à la salle principale. Celle-ci est surmontée d’une immense voûte à laquelle pendent des milliers de stalactites de formes et de grandeurs différentes. Trois colonnes, dont l’une se distingue particulièrement des autres par sa hauteur et sa beauté, viennent en trompe soutenir la voûte, de part et d’autre, évoquant par le dessin de leurs cannelures les temples bouddhistes ou encore certains châteaux sortis de l’imaginaire.


Plus loin, la présence d’un petit lac vient ajouter de l’agrément à la féerie générale du lieu. Les stalagmites, ces excroissances blanches de formes arrondies qui peuplent le sol de la grotte, font penser par leur silhouette à des formes tantôt humaines, tantôt animales ou végétales. Sous l’effet du clair-obscur produit par la lumière des projecteurs, ils apparaissent comme de véritables statues ressemblant admirablement à la Vierge et son Enfant ou à une procession de femmes kabyles, allant à la fontaine, les unes tenant dans leurs bras un enfant, les autres portant des cruches sur le dos. Les singes, les lions, les oiseaux, les reptiles, les poissons, autant de formes pétrifiées qui semblent par leur présence vouloir apporter cette chaleur nécessaire à la vie.

La grotte paraît vivre dans la sérénité et la sagesse des cités anciennes où le temps ne compte pas. Ce lieu enfoui dans le cœur de la roche, au contrefort de la chaîne des Babors, procure du bien-être à ceux qui ont la curiosité de le visiter.



Nacer Boudjou

Publié dans NATURE

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