Nabil Belghoul, cofondateur de l'agence Newpress n'est plus.

Publié le


Il vient de succomber, en ce vendredi 22 juillet 2005, à une subite crise cardiaque qui nous le ravit à l'age de 31ans. Reporter-photographe attitré de Newpress dont il est par ailleurs l'âme même, Nabil est de cette race de photographes qui ne se remplace pas. Depuis ses tout débuts au quotidien Le Matin, à l'age de 17ans, jusqu'à son dernier souffle en ce sinistre vendredi 22 juillet, les photos de Nabil n'ont jamais laissé indifférent. Son œuvre, riche et variée, retrace une partie, sans doute la plus douloureuse de l'Algérie, la vraie, celle qu'il a toujours porté  dans son grand cœur. Le zoom impitoyable de Nabil a immortalisé durant ces quinze dernières années les scènes d'horreur, de drames, de désolation et de calamités qui se sont abattues, telle une malédiction, sur le pays. A 31ans, Nabil aura cumulé une expérience, un savoir-faire, et un parcours de toute une vie.


Sociable, affable et ayant son métier comme seconde nature, Nabil aura sillonné toute l'Algérie pour jeter la lumière sur des situations, des cas, des phénomènes qu'il n'est pas souvent aisé de tirer de l'anonymat. Les massacres et autre assassinat de la bête terroriste, les méfaits de la misère sociale ou les conséquences dramatiques de la bêtise humaine, Nabil a toujours préféré en parler. Pour mieux les combattre. Pour une vie meilleure. Celle qu'il a toujours espérée pour lui, mais aussi pour l'ensemble de ses concitoyens. Nabil avait toujours en horreur l'aisance de la photo « propagandiste officielle ». Cela lui a valu une hostilité et parfois un « traitement particulier » de la part des autorités. Combien de fois son nom est en effet « rayé » à la dernière minute de la liste de ses confrères accrédités pour couvrir des activités officielles. Aussi, demandeur d'une accréditation pour représenter l'agence américaine Associated press en Algérie, Nabil se heurtait, depuis des mois, à un veto arbitraire et pour le moins condamnable, des autorités algérienne. Cela n'empêche cependant pas Nabil de laisser son empreinte gravée à jamais dans l'histoire du journalisme algérien. Avec, à son actif, d'immortelles photos dans d'innombrables publications algérienne et étrangères, et dans de prestigieuses agences de presse internationales comme SIPA. Nabil qui préparait son mariage pour le 20 aout prochain nous quitte, sans nous avertir. Soit. N'empêche que nous, nous l'aimions tant pour ne pas lui pardonner cette ultime dérobade. Repose en paix cher Nabil, nous ne t'oublierons jamais. Et nous te faisons le serment que ton agence, Newpress, que tu as fait au prix d'une vie, vivra !

Publié dans Presse

Commenter cet article

bouzera fodil 09/12/2010 15:34


seulement ceux qui t'ont a l'oeuvre pourront temoigner de ta sincerite .mais tu as laisse a l' algerie un tresor que les generations futures pourront apprecier .le vide laisse par ton depart est
inestimable .tafacon devoir est et resteras figee dans tes oeuvres . adieu cousin fodil