Le SNJ-CGT dénonce les tirs contre les média à Gaza

Publié le

COMMUNIQUÉ : Le SNJ-CGT dénonce les tirs contre les média à Gaza et appelle le secrétaire général de l'ONU à protéger les journalistes dans ce territoire.

Les militaires israéliens ont bombardé - sans état d'âme - jeudi
un immeuble abritant des journalistes travaillant pour plusieurs médias arabes et internationaux, blessant deux cameramen palestiniens de la télévision d'Abou Dhabi.

Le même jour les tirs de Tsahal ont touché un hôpital et des bâtiments d'une agence de l'ONU, pourtant clairement identifiés.

Le SNJ-CGT condamne avec la plus vigueur ces pratiques de tirs sur des objectifs civils, visant à empêcher les journalistes à faire leur travail.
Il s'adresse solennellement  au secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, pour qu'il fasse respecter les principes de protection des journalistes travaillant sur place au péril de leur vie.

Ces attaques honteuses des medias, de l'ONU et des civils sans défense doivent cesser immédiatement.

Déjà plusieurs journalistes avaient été blessés à Gaza depuis le début de l'opération "plomb durci" le 27 décembre dernier.

De plus, malgré les demandes et les protestations de par le monde, les autorités israéliennes interdisent toujours aux média internationaux de rentrer à Gaza et de couvrir librement les évènements de Gaza où l'on compte plus d'un millier de morts palestiniens dont un grand nombre de femmes et d'enfants.
Seuls quelques journalistes ont été envoyés sous le strict contrôle de la censure israélienne.

Nous appuyons la démarche de la  CGT  qui a
condamné avec la plus grande fermeté la politique militaire et meurtrière de l’Etat Israélien, contre la population palestinienne de Gaza. 
Le SNJ-CGT soutient totalement les actions de la Fédération internationale des Journalistes (FIJ) qui ne cesse de dénoncer les attaques contre la presse à Gaza et le blocus imposé aux journalistes des medias internationaux, bloqués à la frontière du territoire.

Le SNJ CGT salue le courage de nos confrères palestiniens qui travaillent pour les média internationaux sous la menace et en prenant des risques énormes pour que l'information puisse passer malgré la chape de plomb imposée par les dirigeants israéliens et l'armée.

L'information est un droit.

L'ONU et l'Union européenne doivent prendre leur responsabilité pour faire cesser cette tragédie.


 

MONTREUIL, le 16 janvier 2009

Publié dans Politique

Commenter cet article