Impressions et soutien longoviciens au peuple palestinien

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Des réactions, des avis, des prises de position se font savoir dans le bassin de Longwy pour la cause palestinienne, et davantage à la mort de Yasser Arafat, président de l’autorité palestinienne.

 

Le premier à révéler ses impressions est Serge de Carli, maire de la ville de Mont Saint Martin, au cours de la commémoration du 11 novembre 2004, jour de l’armistice 14-18, et jour de la disparition annoncée officiellement du leadership palestinien : « En ces douloureux moments, par-delà tous les commentaires, la vérité impose le respect : la vie et les combats de Yasser Arafat se confondent avec les aspirations à la justice, la liberté et la paix. Tout doit être fait pour éviter l’ouverture d’une période grosse de dangers pour le peuple palestinien et tous ceux du Proche-Orient. La vigilance doit redoubler ; l’esprit de responsabilité prendre le dessus face aux extrémismes de tous bords qui tenteraient de profiter de l’ultime exil du président Arafat pour attiser les feux de la haine et de la violence, accélérant du même coup l’engrenage de la répression. Ce serait faire reculer encore, l’espoir d’une Palestine libre et indépendante au côté de l’État d’Israël dans une région sécurisée. »

 

Quant à Roger Corbelloti, maire de Longlaville, il a offert son soutien, lors la célébration de la fête de la Révolution de 1789, l’an dernier, au Parc Duclos, devant des milliers de personnes, où un groupe de jeunes palestiniens vivant dans les Territoires Occupés y a été convié « Vous êtes ici à Longlaville dans une cité solidaire. Depuis des dizaines d’années nous assurons tous les peuples en souffrance de notre aide. Déjà, dans les années trente, des Longlavillois faisaient traverser les frontières à des juifs persécutés para les nazis… Votre accueil, ce jour est donc un maillon d’une chaîne qui dure depuis longtemps et que nous continuerons à construire dans l’avenir. »

Rameau d’olivier

La vie, les combats, les initiatives du président Arafat tracent des voies pour l’avenir. Son courage et sa force auront été de sortir des chemins de la résistance armée pour emprunter ceux du dialogue, de la négociation politique et de la quête de la paix. Dès 1971, Yasser Arafat condamne les attentats contre les civils dans le cadre de la lutte armée avant d’en rejeter officiellement le principe même, en 1974, à l’occasion de l’admission de l’OLP à l’ONU. Dans son discours historique devant les Nations unies, il prononce cette phrase emblématique : « Je suis venu en tenant d’une main un rameau d’olivier, de l’autre un fusil de révolutionnaire. Ne laissez pas le rameau vert tomber de ma main. »

Yasser Arafat militait pour la création d’un État palestinien, à côté de celui d’Israël.  Mais que restent-ils de ces oliviers tant proclamés, disparaissant sous les bulldozers israéliens. Dhikra Chaouch, militante pacifiste, membre de l’association Paix Juste au Proche Orient l’a constaté au cours de son séjour dans les camps de réfugiés à Tulkarem, en Palestine où les gens vivent dans des conditions déplorables : « Le mur qui est haut parfois de 8 mètres sépare les paysans de leurs terres, les villages entre deux comme celui de Nizla Issa... certains ont tout perdu... 100 000 oliviers ont été déracinés... C'est une perte irréparable ! » 

Au demeurant, l’association Paix Juste au Proche Orient présidée par Nacer Labhari, qui avait accueilli et conduit  les jeunes palestiniens invités en 2003 par une association Grand-Ducale,  à Longlaville, Mont Saint Martin, Metz,  Paris… est sur le point d’organiser des animations autour de l’avenir de la Palestine. En se référant à l’espoir des palestiniens qui réside dans l’énergie des forces progressistes et démocratiques d’Israël et de Palestine à résister ensemble aux extrémismes et à poursuivre le chemin qui mène vers la paix et la coexistence de deux États souverains, Israël et Palestine. Pour qu’enfin les mains se rejoignent et que le sang ne coule plus.

Nacer Boudjou

Article d’archive

 

 

 

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